Les J-RPG

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Raeve
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Re: Les J-RPG

Message par Raeve »

Aquaman a écrit :
BlueWarth a écrit :
Aquaman a écrit :J'ai honte car les seules J-RPG auquel j'ai joué sont Fire Emblem : Awakening (Celui sur 3DS) et Dragon Quest IV sur DS.
Bah c'est toujours ça Aqua :wink: Tu as aimé?
J'ai passé de bon moment mais je suis pas tellement fan du tour par tour.
Après il faut avouer que les DQ sont ultra classique ce qui peut rebuter. Si tu es tenté d'en voir plus sur le genre regarde parmi les différents jeux évoqués dans les top et tu pourrais trouver ton bonheur. ^^

Je pensais pas que les T-RPG étaient compris et du coup c'est clair que Fire Emblem est une révérence du genre.

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BlueWarth
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Re: Les J-RPG

Message par BlueWarth »

Raeve a écrit :
Après il faut avouer que les DQ sont ultra classique ce qui peut rebuter. Si tu es tenté d'en voir plus sur le genre regarde parmi les différents jeux évoqués dans les top et tu pourrais trouver ton bonheur. ^^
Perso j'aime le côté très "classique" de DQ justement, après oui pour certain ça peut être très rébarbatif :) . Mais la série a un charme fou.
Raeve a écrit :Je pensais pas que les T-RPG étaient compris et du coup c'est clair que Fire Emblem est une révérence du genre.
Non mais moi je mets tout ensemble, je suis un fou!!! :jokerr :-D
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Raeve
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Re: Les J-RPG

Message par Raeve »

BlueWarth a écrit :Perso j'aime le côté très "classique" de DQ justement, après oui pour certain ça peut être très rébarbatif :) . Mais la série a un charme fou.
Je n'ai rien contre non plus mais j'avoue que j'aurai beaucoup de mal à enchaîner 2 DQ d'affilé par exemple. Après, je parlais davantage par rapport à quelqu'un qui n'est pas fan du tour par tour.
BlueWarth a écrit :Non mais moi je mets tout ensemble, je suis un fou!!! :jokerr :-D
Mélangé J-RPG et T-RPG... Mais voyons Blue, ça dépasserai l'entendement!

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Strax
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Re: Les J-RPG

Message par Strax »

Je les ai finis ! JE LES AI FINIS !! Trente ans, trente pratains d'années à jouer et rejouer à ces trois jeux et à chaque pratain de fois arrêter les jeux en cours pour telle ou telle raison et reprendre la partie depuis le début parce qu'après quelques années sans y toucher on a perdu le fil de l'histoire, mais cette fois c'est fini, que j'me suis dit !!
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Cette fois, c'est différent, cette fois, y a le confinement et l'isolation, et la solitude et la dépri... cette fois y a la VO-LON-TÉ de finir ces deux jeux à la difficulté ahurissante. Et je les ai finis, ces maudits et superbes Phantasy Star I, II et III sur MS et MD, sauf que cette fois, je les ai finis sur PS3 (Phantasy Star 1) et PS4 (Phantasy Star II et III), et en respectant le système de sauvegarde original, c'est-à-dire sans utiliser les fonctions de "save state" des versions Megadrive Ultimate Collection.
Bref, je suis heu-reux ! :D

Et bon sang qu'est-ce que j'en ai bavé, sur le premier comme sur le deuxième. Et je pensais qu'après avoir terminé les cinq premiers DraQue je serais habitué à la difficulté insensée de ces vieux RPG, mais quelle naïveté. :sleep


Parce que, en gros qu'est-ce qu'ils ont de si difficile, ces deux Phantasy Star ? On va y aller au cas par cas, mais pour résumer grosso modo :
Des donjons labyrinthiques et parfois interminables. Avec des monstres dix fois trop puissants, les niveaux de MP de vos perso dix fois trop petits et des systèmes de combat qui ne laissent place à aucune véritable stratégie (encore que, on peut contourner le problème dans le deuxième épisode, mais j'y reviendrai en détail). Des J-RPG à l'ancienne, donc, du genre taillés dans le bloc de marbre immarcescible d'un genre alors encore balbutiant.
Mais bref, passons à la revue (parce que oui, ça va être une revue, j'vous ai pas dit ?) d'une saga culte du J-RPG qui est très chère à mon coeur et qui a très certainement éveillé chez de nombreux petits garçons comme moi la passion pour ce genre à part du jeu vidéo qu'est le Jeu de Rôle vidéoludique, ou "Rolu Puleyingueu Gêmu", comme disent les japonais... et les snobinards.


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La saga Phantasy Star se déroule dans un autre système solaire, loin du nôtre (parce qu'il existe bel et bien en vrai, sauf qu'au lieu de trois planètes, ce sont trois étoiles qui le constituent), le système Algol, dans lequel se trouvent trois planètes, Parma (planète au climat proche de celui de la Terre), Motavia (planète au climat désertique) et Dezolis (planète glacée).
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Le premier épisode met en scène Alisa Lansdale, jeune orpheline qui vient de perdre son frère Nero tué par Lashiec, gouverneur corrompu de la planète Parma. Au-delà de cette quête de vengeance elle fera la connaissance de trois compagnons, un chat parlant nommé Myau, un Hunter nommé Odin (Tyrone en VO) et un mage appelé Noah (Lutz en VO), qui lui viendront en aide dans une quête qui finira par se révéler plus importante pour l'avenir du système Algol. Je note les noms d'origine parce que la saga joue beaucoup sur l'héritage des précédents épisodes, et vu que la trad a parfois tendance à changer lesdits noms, ce sera ainsi plus compréhensible.


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Sorti sur Master System en 1987 et donc contemporain des premiers Dragon Quest et Final Fantasy, Phantasy Star tire son épingle du jeu à travers nombre de références à Star Wars (qui suivent la licence jusqu'aux actuels Phantasy Star Online) ainsi qu'à la littérature de SF, comme Dune. Bien qu'il propose une vue générale à la DraQue, les déambulations dans les nombreux donjons se passent en revanche à la troisième personne, dans une impression 3-D du plus bel effet.
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Le système de combat ne révolutionne pas le genre à l'époque, on est très proche de ce qui se fait dans DraQue, avec les commandes "Attack, Magic, Item, Talk, Run". Vous n'affrontez à chaque fois qu'un seul type de monstre par combat, représenté à l'écran par un seul représentant, mais il vous attaquent très souvent par groupe de trois ou quatre, voire bien plus.
La commande Talk est à utiliser lorsque vous tombez sur un autochtone humanoïde qui serait susceptible de vous donner des informations plus ou moins utiles plutôt que de vous combattre. Si vous souhaitez parler à des monstres, et encore pas à tous (les espèces de grosses araignées et les sphinx aiment bien causer par exemple), il vous faudra passer par un sort qui permet de parler aux monstres.
Graphiquement, les scènes de combat sont très belles pour l'époque, et elles s'adaptent à l'endroit où vous vous trouvez sur la mappemonde. Si vous êtes près de la mer, le décor sera marin, si vous êtes en plaine, le décor sera une plaine, si vous êtes en forêt, etc... vous avez saisi le truc.
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Le jeu est terriblement difficile suivant comment vous le prenez. Il faut comprendre que c'est un jeu à l'ancienne, il vous demandera beaucoup d'entraînement durant les premières heures, voire une bonne partie du jeu. Les monstres ne vous feront pas de cadeau, et le pire c'est que même à un niveau élevé vos barre de vie et surtout de magie ne vous mettront pas à l'abri de combats relevés si vous n'y prenez pas garde. Il vous arrivera de mourir quand au coin d'un labyrinthe mastoc vous tomberez sur un groupe de monstres balèzes et que vous vous rendrez compte que vous avez oublié de vous approvisionner suffisamment en "Burger" et "Cola" (Perolimate et Ruoginin dans la VO, oui, on a toujours la trad américaine en Europe...) et que vous n'avez plus beaucoup de points de magie pour utiliser vos sorts de guérison. Et n'espérez pas trouver des items qui vous rendraient des MP, ça n'existe dans aucun épisode de la saga, même ! Il a fallu attendre Phantasy Star Online sur Dreamcast pour voir apparaître les "monofluid, difluid et trifluid" (l'équivalent des "monomate, dimate et trimate" qui eux rétablissent les PV).
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Manquerait plus que vous ayez fait la bêtise de sauvegarder et que vous ayez délaissé le jeu pendant des mois, ce qui fait que lorsque vous reprenez votre partie vous ne savez plus comment sortir de ce satané pratain de labyrinthe de mes deux avant de finir trucidé ! Je parle d'expérience, je suis passé par-là.
Bref, même à un niveau élevé vous n'aurez jamais suffisamment de points de magie pour utiliser vos sorts à tort et à travers pendant vos pérégrinations dans les donjons, donc suivez mon conseil et faites le plein de Burger (qui redonnent quarante points de vie je crois, alors que les cola n'en redonnent qu'une dizaine) avant de partir à l'aventure, et gardez vos sorts pour les combats contre les boss. Et faites gaffe, vous n'avez pas non plus énormément de place dans votre inventaire une fois les armes et amures achetées. Oui, il vous faudra être prudent déjà avec votre inventaire, et quand vous savez que vous allez récupérer pas mal de bidules importants pour votre quête, je peux vous dire que ça ne vous laissera plus beaucoup de place arrivés loin dans le jeu.

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Mais au-delà de ça, ce jeu est une bonne expérience, difficile, parfois désespérant avec ses labyrinthes 3-D et ces satanés pièges qui vous font tomber d'un étage, et ces monstres qui vous attaquent à la gorge par groupe de cinq, six, sept ! Et ne parlons pas de certaines quêtes dont la résolution est peu évidente, voire très tordue, comme chercher un robot et se rendre compte qu'il se trouve dans une décharge, ou encore vous trouver à la toute fin d'un donjon de première importance et vous rendre compte que vous ne savez pas quoi faire pour accéder à l'Air Castle (oui, c'est très spécifique mais quand vous y serez vous comprendrez que ce qui vous amène là-bas n'est en rien évident). Beaucoup ont rebroussé chemin parce qu'on ne vous indique pas la marche à suivre. Il vous faudra donc être très attentif, voire noter les info des PNJ si vous voulez éviter de vous perdre. Mais il y a de quoi prendre plaisir aussi, tout de même.
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L'OST, même sans la puce FM de la version japonaise, est un plaisir pour les oreilles. Le thème des donjons est entraînant et vous met du baume au coeur, vous encourage à continuer malgré les difficultés et certains pétages de plomb inévitables.
Au passage, la version japonaise en son FM
Le thème de la mappemonde sur Parma
Sur Motavia
Sur Dezolis
On ressent bien la différence dans les ambiances !

Les musiques des villes
Celles des déplacements en véhicule, entraînantes

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La cartouche MS faisait 4 Mega, ce qui était énorme à l'époque pour une console 8-bits et en faisant alors sans conteste l'un des plus beaux RPG console existant. Et en considérant le standard de l'époque niveau scénario, celui de Phantasy Star I avait son lot d'originalité et de retournements de situation surprenants, surtout lorsque vous parvenez au dernier acte ! Une habitude que prirent également ses suites.
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On nous donne même des moyens de locomotions qui facilitent le voyage (vous allez plus vite mais vous n'échapperez pas aux combats), et enfin, on voyage vers d'autres planètes ! C'est pas génial, ça ?
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Une très bonne introduction à cet univers, qui pose déjà les bases les plus solides de la saga, avec ses différentes races humanoïdes, son bestiaire et ses thèmes SF / écolo, son éco-système et la nature de la menace qui pèse sur l'avenir du système Algol. Et tous les épisodes qui suivront garderont (plus ou moins) précieusement conscience de cet héritage.
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On passe ensuite au deuxième opus, premier épisode sorti sur Megadrive, en 1989. Mon tout premier RPG au passage ! Je ne comprenais même pas comment on faisait pour se battre, pensant que les combats se faisaient en temps réel et non en tour par tour et en choisissant les actions avant de lancer son tour. "La terre inconnue", le futur !
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Shakespeare, Hamlet, Acte III, scène 1, pour votre gouverne. En tout cas c'est ce qu'affirme Spock dans Star Trek VI. Moi, j'ai pas relu Hamlet depuis... trop longtemps. :sleep



Phantasy Star II se déroule 1000 ans après la fin du premier épisode. L'humanité est plus que jamais dépendante de la technologie. La planète jadis désertique Motavia est devenue verdoyante, grâce à un réseau complexe d'ordinateurs et de machines surpuissantes capables de modifier le climat d'une planète entière, et qué s'appelerio "Mother Brain".
Rolf (Eusis en VO) est un jeune agent au service du gouvernement.
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Il se réveille un jour en sueur après avoir rêvé d'une jeune femme qui combattait un énorme monstre. Cette jeune femme n'était autre que l’héroïne du premier opus, Alisa. Plus tard, le gouverneur envoie Rolf en mission pour enquêter sur une augmentation anormale du nombre de "bio-monstres" (des animaux génétiquement modifiés) dans l'éco-système. Accompagné d'une jeune femme-chat appelée Nei qu'il a recueillie un an auparavant alors qu'elle n'était qu'une enfant, il finit par découvrir qu'il s'agit de l'acte terroriste d'une entité qui hait l'humanité et cherche à s'en débarrasser. Une tragédie survient au cours de ce combat, dont la conclusion cause la destruction du laboratoire gérant la création des bio-monstres. Et cette même destruction cause également le dérèglement du système "Climatrol" qui, comme son nom l'indique, est en charge de la régulation du climat motavien. Il en résulte une catastrophe climatique faisant monter le niveau des eaux. Et... je vais m'arrêter là, mais sachez que Mother Brain ne vous a pas à la bonne, et vous découvrirez pourquoi en allant plus avant dans le jeu.


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Si le premier PS avait une histoire assez bateau et simple prétexte à l'aventure, celle de PSII, malgré une mise en scène et une narration directe faméliques (rien de plus commun en son temps cela dit), se dévoilait au fur et à mesure de nos pérégrinations et par son système de jeu, d'une richesse rare pour son époque. En parlant avec les PNJ, en arpentant les donjons et en affrontant les ennemis que vous rencontriez, vous en veniez à vous poser des questions sur la trame de fond et les implications de telle ou telle chose. Un exemple simple et sans sépaleur : Nei. Vous vous rendrez vite compte qu'elle monte deux fois plus vite en niveau que vos autres personnages. C'est logique, puisqu'elle est le produit de recherches scientifiques visant à créer un être vivant hybride mêlant ADN humain et bio-monstre et qu'il est établi dès le prologue qu'elle a atteint sa taille adulte en l'espace d'une année.


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Si vous aviez au préalable joué et terminé le premier PS, et que forcément vous vous étiez attachés à cet univers, l'attachement envers celui-ci n'en devenait que plus grand. 1000 ans après, vous constatez de vos yeux l'évolution d'un monde et de son éco-système sous tous ses aspects, les bons comme les mauvais. Et grâce à son parti-pris du minimalisme scénaristique, le jeu vous laisse seul juge du résultat, sans moralisme ronflant ni machiavélisme.
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Vos personnages (plus du double du nombre du premier épisode) seront impliqués dans l'histoire à titre personnel (et vous aussi par la force des choses et selon le degré de votre attachement aux personnages), mais l'histoire avec un grand H, celle qui implique le système d'Algol tout entier, est un exemple aujourd'hui encore de maîtrise narrative. On vous montre les faits, le passé et LES futurs possibles sans vous prendre par la main ni vous dire quoi penser. Par exemple, au travers des dialogues avec les habitants des villes de Motavia vous réaliserez à quel point l'humanité est devenue oisive. Vos perso ne porteront jamais un avis sur l'état de leur monde, ils sont là pour tenter de sauver ce qu'il en reste et de lutter contre la fatalité, pas pour balancer des phrases chocs sur la folie des hommes.
Quel intérêt y aurait-il à guider vos idées de toute façon ? Vous aurez déjà forgé votre propre opinion bien avant la fin du jeu.


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Et en même temps vous aurez aussi pris un certain plaisir (masochiste diront certains) à vivre les aventures de vos héros dans cet univers parfaitement établi. Dites-vous bien qu'à l'époque on en était encore aux débuts du J-RPG, et certains évènements qui ont lieu dans cet épisode sont carrément précurseurs de plusieurs années sur la concurrence, et je parle de procédés scénaristiques qui ont plus tard fait s'extasier les fans devant FFVI et FFVII, par exemple ! "Désolé les gars, PSII l'a déjà fait" qu'on leur a dit. :sleep
Et je ne dévoilerai pas ici le retournement de situation ultime, la révélation finale, une fois le dernier boss vaincu. Une révélation que je n'ai découverte que très récemment, lorsque enfin j'ai pu terminer le jeu, une trentaine d'années après y avoir joué pour la première fois, et après l'avoir recommencé encore et encore et encore... Et dites donc, appréciez cet exploit d'être parvenu en presque trente ans à ne m'être jamais fait révéler la fin du jeu ! Ça mérite presque un GG en bonne et due forme, non ?

Un petit mot sur ce qui constitue un point commun à chacun des quatre épisodes de la saga, la beauté de son OST. Certes, je l'avoue sans problème, la BO de Phantasy Star II n'est pas la meilleure de la série. On est alors aux débuts de la console et même si on est à des années-lumières de l'utilisation amateur des capacités de la bécane par les américains (avec leurs bruits métalliques... les connaisseurs comprendront, pour les autres écoutez l'OST de Sonic Spinball par exemple, ou Double Dragon 3, ou Fantasia, ou Marble Madness), les musiques manquent clairement d'ampleur et de variation. Mais en définitive on garde en tête de superbes morceaux.
Le thème des villes, guilleret mais peut vite être agaçant pour certains. Perso j'aime bien
Le thème des combats, héroïque à souhait
Heureusement que le thème des donjons est réussi parce que croyez-moi, vous allez l'entendre !
Le thème de fin est superbe, bien qu'un peu trop proche de celui des combats (à juste titre cela dit)

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Graphiquement, le jeu est inégal. À l'origine il devait sortir sur Master System, mais avec l'imminence de la sortie de la MD, il fallait absolument proposer un catalogue de jeux conséquent, et donc il fut décidé que Phantasy Star II sortirait sur la nouvelle console de Sega. Sauf que l'équipe des développeurs a dû recoder tout le jeu et en très peu de temps. À l'origine les donjons devaient garder la spécificité 3-D du premier épisode, mais faute de temps, l'équipe est revenue sur un terrain plus classique avec une vue 2-D similaire aux autres phases de jeu.
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Sur un autre registre, je rajouterais qu'il est dommage que les véhicules de PS1 ne fassent pas leur retour ici, en dehors d'un bateau, ou plutôt d'un "jet scouter". Cela dit la configuration du terrain sur Motavia n'aurait de toute façon pas permis d'en profiter pleinement. Ça aurait été utile sur Dezolis par contre, d'avoir un bon gros chasse-neige. Son absence est-elle due là aussi à un manque de temps de développement ?
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L'écran de combat devait lui aussi garder la particularité de celui de PS1, à savoir représenter le décors de l'endroit où l'on déambulait. Mais le manque de temps nous a donné un écran de combat dans lequel le fond est toujours le même, une espèce de dimension parallèle digne de l'attaque du Chevalier d'or des Gémeaux (ouais chuis vieux, désolé si tu connais pas tes classiques, gamin). En revanche, on y gagne énormément en animation pendant ces combats. On voit nos personnages de dos et lorsqu'ils attaquent, ils le font physiquement, on les voit porter le coup à l'adversaire. Et les monstres sont bien plus animés que dans le premier opus, mais carrément plus, cette fois ils apparaissent tous à l'écran et vous affronterez différents espèces en même temps.
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Encore une fois, le contexte est important bien sûr, on est en 89 quand même. Le jeu ne donne pas l'impression d'avoir été porté à l'arrache de la MS à la MD. Il a une esthétique tout à fait "première génération" de jeu MD avec des effets de profondeur pas dégueu (nuages, brume, tuyauterie quand vous vous trouvez dans un donjon), et la console a connu plus moche, même plus tard. En comparaison, Dragon Quest V sur Super Nes fait techniquement bien plus penser à un jeu de la précédente génération.


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Donc, Phantasy Star II est dans le fond un J-RPG riche et quasi inattaquable. Le problème, c'est qu'il en va autrement de sa difficulté extrêmement mal dosée (cela ne vaut bien sûr que pour ceux qui ont fait le jeu sans s'aider de la soluce complète livrée avec le jeu !). Ça commence par ses donjons qui, de l'aveu même de l'équipe de développement sont d'une longueur effarante. Il y en a un en particulier qui vous fera vous arracher les cheveux, vers la fin du jeu. Un gigantesque labyrinthe truffé de chausse-trapes, mais jusqu'à l’écœurement. Une horreur.
À d'autres moments, comme dans le premier épisode, vous chercherez des items, et c'est parfois assez tordu. Et puis enfin il vous arrivera d'errer sans savoir où aller parce que le jeu part du principe que, voilà, vous comprenez ce qu'on attend de vous alors, pas besoin d'indications.
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Genre vous devez absolument apprendre à jouer au piano avec ce type dans l'image au-dessus, parce que plus tard, on sait jamais, ça pourrait vous servir dans un donjon, mais vous auriez très bien pu passer à côté de ce détail parce que rien ne vous indique que c'est ESSENTIEL. Il faut vraiment être attentif à tout ce qui vous est proposé dans le jeu, même quand vous pouvez distraitement passer à côté parce qu'elle est bien cachée la poulette, et du coup être bloqué pour la suite, vous obligeant à chercher à droite et à gauche dans le jeu et à refaire un donjon particulièrement chiant. Personnellement j'ai l'habitude de ce genre de choses et je passe toujours la mappemonde, les villages et les donjons au peigne fin, mais j'imagine le pauv' gars qui veut découvrir les J-RPG et qui commence avec ce genre de jeu. Y a de quoi vous dégoûter.
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Le système de combat est assez simple mais il demande tout de même un temps d'adaptation. Au début du combat vous avez le choix entre deux options, "Fight" et "Strategy". Si vous choisissez Fight dès le début tous vos perso ne feront qu'attaquer l'adversaire de leur choix. Si vous choisissez Strategy, vous pourrez choisir quelles actions effectueront vos perso : attaque, magie, défense ou utilisation d'item, que du basique en gros, et puis vous lancez le combat en choisissant l'option Fight. Seulement attention, quel que soit votre choix, si vous ne touchez plus aux boutons de votre manette les tours se succéderont automatiquement sans interruption. En gros vos personnages réaliseront à chaque tour les mêmes tâches que vous leur aviez assignées au départ. C'est assez déstabilisant au départ mais on s'y fait vite.
Et vous vous rendrez compte vers la fin de votre aventure que les développeurs du jeu ont tout de même pensé à vos nerfs et votre patience mis à rude épreuve pendant vos pérégrinations dans ces donjons labyrinthiques, car il y a un moyen d'économiser précieusement vos petites réserves de magie tout en l'utilisant malgré tout, cette magie. En effet, plus vous approcherez du dénouement de PSII, plus vous trouverez des pièces d'équipements dotées de sort d'attaque ou de guérison extrêmement efficaces ! Ne vous en débarrassez pour rien au monde car en les utilisant comme de simples items, même si vous n'en êtes plus équipés, elles vous permettront de lancer les sorts qui leur sont affiliés sans consommer vos MP, et ce sans nombre limité d'utilisation ! La providence !


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En définitive, Phantasy Star II fait honneur à son prédécesseur. Il élargit l'exploration des thématiques abordées par le premier épisode et apporte une profondeur à l'histoire, la rendant plus mature et moins manichéenne, même si PS1 était déjà par certains aspects bien moins naïf et premier degré qu'un Dragon Quest par exemple. Il garde ce léger côté mélancolique du premier opus et lui ajoute un certain fatalisme très inhabituel pour l'époque, et qui fit date dans l'histoire des J-RPG. Dommage qu'il faille passer par une difficulté aussi rebutante pour apprécier un tel bijou.

Au passage, petite interview d'époque sur la sortie du deuxième épisode !
http://shmuplations.com/psiirelease/


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Puis sort en 1991 Phantasy Star III, qui à côté des deux premiers épisodes est d'une simplicité enfantine. ENFIN les donjons ne sont pas infinis ! Et les véhicules refont leur apparition, mais c'est pas tout-à-fait la même chose que dans PS1. En effet, cette fois, c'est l'un des perso récurrents du jeu, Wren, un androïde, qui se transforme en véhicule (un sous-marin, un scouter des mers et un avion) mais uniquement lorsque vous vous rendez dans certains points de la mappemonde qui affichent une icône particulière (une piste pour l'avion, un ponton pour le scouter des mers et rien pour le sous-marin, vous ne pouvez y accéder qu'en vous rendant à un seul endroit spécifique). Lorsque vous vous rendez sur ces points, et à condition que Wren ait acquis les améliorations requises, vous pourrez utiliser ces véhicules. L'avion arrive très tard dans le jeu, et c'est dommage tant il est pratique. Chacun des véhicules vous permet aussi d'éviter les combats, une particularité uniquement présente dans ce troisième épisode.
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En dehors de la simplicité de ses donjons (surtout par comparaison avec ses deux grands frères), le point fort de cet épisode réside dans son scénario. Si au premier abord on peut penser que l'oeuvre se démarque nettement de ses prédécesseurs par son aspect bien plus médiéval, alors que jusqu'ici la série se distinguait par son ambiance futuriste, on se rend vite compte qu'il ne s'agit que d'une façade, et que l'histoire que nous suivons, bien que ne se situant pas au même endroit que les deux premiers épisodes, est la suite directe des évènements se déroulant à la fin de l'épisode 2.
Depuis PSII, mille ans se sont écoulés et vous incarnez, dans un premier temps, Rhys, prince du royaume Orakien de Landen, en guerre contre Cille, royaume Layien. L'histoire de ce monde fait état d'un conflit, mille ans avant, entre deux factions. L'une menée par Orakio, un épéiste renommé, et l'autre menée par Laya, une sorcière. Les deux factions étaient sur le point de signer un armistice, mais les deux antagonistes disparurent subitement. Chaque groupe reprocha à l'autre la disparition de son chef, et pendant mille ans les deux royaumes se tinrent à l'écart l'un de l'autre, sans communication ni échanges de quelque sorte et en gardant les frontières fermées, le conflit se faisant à nouveau de plus en plus pressant.
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C'est dans ce climat qu'un jour Rhys tombe sur une jeune femme amnésique, Maïa, échouée sur une plage. Le temps passant, les deux jeunes gens finirent par former un couple, mais le jour de leur union officielle, un dragon enlève Maïa. Rhys tient le peuple Layien pour responsable de cet enlèvement
L'arrière-plan du jeu restera focalisé sur cette guerre opposant les Orakiens aux Layiens, et selon vos choix en cours de jeu vous passerez peut-être d'un royaume à l'autre. L'intérêt du jeu porte aussi sur la différence culturelle entre les deux peuples. Le peuple Orakien est plus porté sur les armes blanches et n'a pas d'inclinaison avec la magie. Ses femmes sont très souvent représentées avec les cheveux courts et s'habillent de manière plus masculine que leur contreparties Layiennes. Du côté des Layiens, les hommes et les femmes se laissent pousser les cheveux, pratiquent la magie et privilégient les armes de jet et les bâtons de magie. Les choix que vous effectuerez auront une véritable incidence sur votre manière de jouer et vous permettront d'apprécier la diversité dans votre gameplay.
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Les choix en question constituent l'autre point fort du jeu, son système de générations. On suit l'histoire du héros, Rhys, puis arrivé à un moment charnière, nous est donné le choix entre deux femmes à épouser, ce qui apporte un premier embranchement à l'histoire. Le choix nous amène à choisir un aspect de l'histoire, car les deux femmes viennent de royaumes différents, Orakien et Layien. On jouera alors le fils de ce couple dans la suite de l'histoire, quelques années plus tard. Et de ce premier embranchement découlera plus tard un autre embranchement qui nous amènera encore à choisir entre deux femmes, ce qui amènera à la fin de l'histoire, jouant ainsi le jeu sur trois générations de héros. Tout ceci fait qu'il existe en tout quatre fins différentes, racontant à quelques différences près le destin des héros et de leur peuple dans ce nouvel univers, qui là encore raccorde les fils avec la saga.
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Malheureusement, le système de combat est assez dégueulasse et illisible, et son bestiaire d'ennemis entre en contradiction avec le travail scénaristique du jeu.
Si contrairement au deuxième épisode on retrouve un semblant de décor dans l'arrière-plan (mais loin d'être aussi détaillé que dans le premier épisode sur MS cela dit), les animations de combat sont quasiment inexistantes. On ne voit jamais nos perso porter les coups et les monstres n'ont qu'une toute petite partie de leur corps qui bouge, et pas la plus évidente, genre un coup du petit doigt, vous croyez que ça peut faire mal ? Et donc, le bestiaire de monstres est assez... bizarre. Des adversaires à forme relativement humaine côtoient des monstres vaguement bestiaux et aussi d'étranges formes géométriques difficiles à déterminer. Ce qui donne l'impression à chaque combat de voir un tableau de Salvador Dali.
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Et tout ce méli-mélo d'influences diverses se retrouve ici sans aucune explication logique avec votre environnement, alors que les deux premiers épisodes avaient un bestiaire somme toute cohérent avec l'univers dépeint. Ce qui est encore plus dommageable lorsqu'on voit que le background du jeu a été travaillé en profondeur : vous apprenez ainsi dans l'histoire que chacun des deux royaumes en guerre utilise un type de troufions spécifiques, des monstres magiques pour l'un, des robots pour l'autre, mais ça ne se vérifie jamais sur les combats aléatoires. Ici y a un gars qui s'est laissé aller sans idée directrice, un peu précurseur de ce que SquareSoft fit plus tard avec ses Final Fantasy finalement. Oui, si vous vous posez la question, j'aime bien les FF dans l'ensemble, mais je suis bien plus un fan admiratif des oeuvres du genre Dragon Quest, Phantasy Star ou encore Shining Force, en partie justement pour la cohérence de leurs univers.
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Enfin le rythme des combats est soporifique. On doit toujours attendre quelques secondes entre chaque action pour que celle-ci porte et pareil pour que l'impact se fasse, et attendre encore pour que l'info du résultat de l'action apparaisse ! Bien sûr, et heureusement, on peut accélérer les choses si on appuie continuellement et répétitivement sur l'un des boutons de la manette, mais ça encourage surtout à ne pas jouer la stratégie. Il y a une icône qui permet de répéter la même action à chaque tour, et croyez-moi vous passerez vos temps de combat à la choisir sans arrêt. Et puisque je parle des icônes de l'écran de combat, je dois aussi préciser que celles-ci sont presque incompréhensibles au début du jeu et pas du tout instinctives. Comment savoir quelle icône choisir pour combattre lorsque vous commencez votre partie, alors que vous essayez à peine de vous familiariser avec ce système ?!
Et du coup, à cause de la lourdeur générale de l'interface et du rythme saccadé des combats je n'ai quasiment jamais eu recours à la magie dans lesdits combats (je soignais mes perso pendant les phases d'exploration), même contre les boss. Hormis le dernier, qui soit dit en passant apparaît dans ce qui est certainement le pire anticlimax de touuuute l'histoire des J-RPG, sans rien révéler.



Bref, retournons du côté positif avec le dernier gros point fort, et pas le moindre, la musique !
Déjà, il faut que ce soit dit, la musique de la page d'intro, le thème général de PSIII est absolument magnifique, et c'est sans difficulté le meilleur morceau de toute la saga. Un thème mélancolique et à la fois d'une puissance incroyable. Vous resterez devant l'écran-titre jusqu'au bout du morceau tellement il est envoûtant. Voici une version rock, par le groupe Sega Sound Team, spécialisé dans les reprises instrumentales des jeux Sega dans les années 80-90 !
L'autre thème le plus évocateur est celui qui vous accompagnera la majorité du temps, le thème de la carte, qui a cette superbe particularité d'être évolutif ! En effet, à chaque personnage qui rejoindra votre équipe un nouvel "instrument" sera ajouté à cette OST. On ne s'en rend pas compte tout de suite, mais on passe d'une musique basique et assez mélancolique, exprimant la solitude et l'ampleur de la tâche qui attendent le héros, à une musique qui peu à peu devient plus chaleureuse, optimiste et même héroïque (à l'image d'ailleurs du thème de l'intro), alors qu'il s'agit pourtant du même thème à la base !




Enfin, il faut aussi souligner l'OST des combats, qui change en fonction de votre état, si vous dominez ou si vous êtes en danger, donnant lieu à quatre variations (le début du combat, un combat équilibré, un combat que vous dominez et un combat que vous risquez de perdre)




Rien que pour son OST, ce jeu est une bénédiction.

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Phantasy Star III a souvent eu la réputation de vilain petit canard de la famille PS. Trop différent de ses frères, avec son monde à lui et sa propre histoire trop éloignée de celle de la saga. Et pourtant c'est l'un des épisodes les mieux équilibrés en terme de difficulté, avec en plus un système unique et révolutionnaire pour l'époque, celui des générations et des fins multiples, qui augmente d'autant plus une durée de vie déjà conséquente. Il n'est pas exempt de défauts pour autant, comme ses deux aînés. Mais passer à côté de cet épisode sous prétexte qu'il est trop différent, trop Heroic Fantasy et pas assez SF et trop déconnecté de la saga, c'est là la plus grosse erreur que vous puissiez faire. Vous passeriez à côté d'une expérience rare dans le J-RPG, presque équivalente aux Livres dont Vous êtes le Héros. Et quoi qu'on en pense, que ce soit par son histoire, par son gameplay ou surtout par sa / ses conclusions, il s'agit bel et bien, à 100%, d'un authentique Phantasy Star !
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Et pour le plaisir de la complétance, j'ai aussi reterminé pour la trouzième fois Phantasy Star IV. Et ce jeu se termine tout seul tellement il est beau, fluide et facilement accessible.

1000 ans après les évènements de Phantasy Star II (l'épisode IV se déroule à peu près à la même époque que PS III), vous commencez l'aventure sur la planète Motavia, qui suite à une catastrophe d'envergure planétaire retrouve peu à peu son état de planète au climat désertique. Alys Brangwin (Layla Brangwin en VO) est une Hunter réputée dans le milieu et forme le jeune et impulsif Chaz Ashley (Rudy Ashley en VO). La récente prolifération de bio-monstres sur la planète donne beaucoup de travail à la Guilde des Hunter, et nos deux héros découvrent au cours d'une enquête que cette soudaine prolifération est reliée aux problèmes écologiques de la planète. Une étrange secte menée par un certain Zio émerge dans le même temps et prône le culte de l'annihilation de toute forme de vie. Alys et Chaz vont vite découvrir que derrière ce culte repose une menace millénaire qui n'a jamais été aussi proche de parvenir à ses fins.
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Sorti en 1994, c'est le paroxysme de la saga, en plus de respecter la continuité de l'histoire de la série, et de faire de bons gros clins d'œil aux différents protagonistes des précédents opus, tous les bons trucs des trois premiers épisodes sont aussi présents, sans les défauts. Par exemple, lorsqu'on se déplace en véhicule, on a toujours droit aux combats aléatoires comme dans le premier épisode, mais ceux-ci se déroulent cette fois différemment des combats habituels lorsque vous êtes à pieds, ils se font directement à bord de votre véhicule, qui a sa "barre de vie" et ses attaques destructrices, ce qui vous donne un sentiment de toute puissance assez grisant. Autre exemple, on retraverse à un moment l'Air Castle, avant-dernier donjon du premier Phantasy Star, et ce passage iconique est agrémenté de l'OST des donjons de PS1 en version FM (quasiment la même que l'on pouvait entendre sur la version japonaise du jeu). Un véritable plaisir auditif.

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Je vous l'affirme tout net, et malgré tout l'amour que je porte à cette saga, ce n'est pas difficile de trouver des défauts à chacun des trois premiers épisodes de Phantasy Star, mais en ce qui concerne Phantasy Star IV, y a rien qui pue dans ce jeu, c'est un caviar du début à la fin. Je n'arrive pas à lui trouver un seul défaut, tout y est un ravissement pour les yeux, les oreilles et surtout pour le palpitant. Le style graphique s'inspire grandement du deuxième épisode mais en dix fois plus détaillé et plus beau. Les cases typées manga font leur retour dans la narration, mais en bien plus nombreuses que dans l'épisode II. La jouabilité est au taquet, le système de sauvegarde est un délice (on peut sauvegarder n'importe où en passant par la touche start, sauf dans les donjons, ce qui évite les éventuels problèmes du premier épisode, à savoir se retrouver dans un endroit d'où on n'arrive plus à sortir, ou coincé sans aucun moyen de se soigner et l'équipe quasiment décimée, et à se voir obligé de recommencer depuis le début), le système de combat est aussi accessible que complet et intuitif.


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Les combats sont bien rythmés, l'interface est simple d'accès et on a droit à un système de "macro" dont le but est d'enregistrer à l'avance (hors combat) les commandes de chaque perso (l'équivalent d'un deck de cartes spécifiques dans un jeu de type Magic & Wizard). On a ainsi la possibilité de créer une macro pour se défendre, une pour attaquer avec les plus puissantes attaques de chaque perso, une pour soigner et modifier les caractéristiques, ou de mélanger plusieurs styles, comme on veut en fait, avec un maximum de huit macro. Cela fait gagner du temps et apporte un plus stratégique aux combats (le revers de la médaille étant qu'on ne peut alors pas choisir qui sera la cible de nos attaques / sorts), et ça permet aussi de faire passer plus rapidement les séances de level-up en choisissant au début de chaque tour la macro où tous vos perso ne font qu'attaquer basiquement.
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Cerise sur le caviar, cet épisode apporte aussi la capacité de combiner attaque spéciale et magie, ou magie et magie pour créer une attaque dévastatrice ! Par exemple, en choisissant pendant votre tour l'attaque spéciale Flaeli de Rune et l'attaque spéciale Burstroc de Wren, ces deux attaques pourront fusionner et donner l'attaque Shooting Star ! Et si vous choisissez Flaeli et un sort Zan (sort du vent), cela pourra donner l'attaque Fire Storm. Il y a de fait toujours une certaine cohérence dans l'existence de ces attaques. Le vent et le feu qui donnent ainsi une tempête de feu (Fire Storm). Malheureusement ce n'est pas toujours automatique, parfois l'IA du jeu décidera que non, y aura pas de combinaison de vos deux attaques parce que merde. Mais quoi qu'il en soit, si vous craignez d'oublier quelles combinaisons sont nécessaires pour donner lieu à des attaques surpuissantes, n'oubliez pas que les macro sont aussi là pour ça.
Comme dans PSII vous voyez vos personnages attaquer ou utiliser la magie lorsque c'est leur tour. Les monstres sont aussi bien animés que dans PSII et cette fois vous avez droit à un décor en arrière-plan qui reprend celui que vous traversiez en mode aventure, comme dans PS1 et PSIII. Le meilleur des trois précédents sans leurs défauts, j'vous dis !
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La difficulté est toujours bien dosée, de manière à ne jamais vous frustrer mais suffisamment élevée pour représenter un challenge par moments, et c'est toujours lors de moments charnière que vous sentirez que vous devrez relever votre jeu. En ce qui me concerne le passage dans la Garubek Tower a été une sacrée épreuve. Et c'est dans ces passages là que vous devriez vous pencher sur les à-côtés du jeu.
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Le jeu est si généreux que si vous vous laissez aller à vagabonder dans la mappemonde, il vous arrivera de tomber sur des donjons / grottes optionnels. Ceux-ci ne sont absolument pas liés à l'intrigue principale et donc pas obligatoires pour continuer l'histoire. Mais si vous prenez la peine de les faire, ils pourront vous apporter des armes, armures, capacités spéciales et items utiles pour la suite de l'aventure, voire même développer certains pans de l'histoire de la saga !
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De manière générale il y a de quoi faire niveau quêtes secondaires. Ce n'est bien évidemment pas aussi riche qu'un Elder Scroll ou un the Witcher, mais votre guilde de Hunter vous donnera l'opportunité de gagner de l'argent, de l'EXP ou même de nouvelles armes et attaques spéciales si vous acceptez de répondre aux annonces des habitants de Motavia disponibles au QG de la guilde. Cela va de la recherche d'un chien perdu au combat contre un ver des sables devenu trop énorme.

Et bien sûr, l'OST fait toujours honneur à la série
Le thème des villages sur Motavia
Ceux sur Dezolis sont plus reposés, plus calmes

Le thème de la mappemonde sur Motavia
Celui de Dezolis, plus sobre, le temps y est moins clément
La musique des combats est certainement ma préférée de toutes celles de la série, puissante, rythmée et nerveuse
Il y a plusieurs boss dans cet épisode, et toutes les musiques des combats contre eux sont sublimes, mais je mettrais un point de plus à celle-ci, qui retranscrit parfaitement l'état d'esprit dans lequel vous serez, notamment contre Zio !
Et celle-ci aussi !
Celui-ci est le plus commun des thèmes de boss, mais il fait aussi bien le café !
Le thème des donjons high-tech retranscrit bien les endroits où l'on se retrouve
Celui des donjons plus classiques
(Arf, la Garubek Tower...)

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Quel plaisir de voir la série se terminer ainsi, avec des clins d'œil / hommages aux précédents épisodes, avec surtout la conclusion de tout ce qui a été abordé en terme d'intrigues et de questionnements au sujet du principal ennemi dans la saga. Il ne manque rien à cet opus. Ah si, quand même, comme je le disais dans le chapitre sur le premier épisode, il lui manque juste des items qui rétablissent les MP. Et c'est tout... Mais c'est même pas justifié puisque les quantités de MP des perso sont ici bien plus acceptables, et que l'un des perso a une technique spéciale qui permet de rendre à tous les membres de votre groupe une partie de leurs MP.
Un véritable plaisir du début à la fin, sans la moindre fausse note, une progression fluide et une difficulté parfaitement dosée, un système de combat aux pitits oignons, des personnages attachants et une histoire riche en rebondissements et juste ce qu'il faut de tragédie pour vous donner coeur à l'ouvrage face à une tâche titanesque, celle de débarrasser votre univers d'une malédiction millénaire. Phantasy Star IV est l'un des dix meilleurs J-RPG de sa génération, ni plus ni moins.
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Voilà, je suis méga fan de cette saga, et même si ce n'était pas la même ambiance ni la même continuité (ni le même endroit), j'ai pris également beaucoup de plaisir à jouer à son successeur, Phantasy Star Online Episode I et II sur Dreamcast, ainsi qu'à Phantasy Star Universe I et II sur Playstation 2.
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PSO se jouait plus comme un hack n slash en ligne ou hors ligne (et vu le prix des parties en ligne sur la facture du téléphone, croyez-moi, on jouait plus souvent hors ligne), et l'histoire était très secondaire, mais la réalisation technique et l'OST faisaient un superbe café. C'était très linéaire et répétitif (trois sous-niveaux par monde avec à chaque fois un boss à la fin du troisième sous-niveau), mais ça restait attrayant, surtout quand on partait en expédition à quatre avec des joueurs de différents pays (ou pas) dans le mode en ligne. Mais c'était horrible quand, arrivé au niveau 100, tu voyais ton perso se faire pirater et voler toutes ses armes rares par des enflures de PK... ça m'est arrivé à plusieurs reprises et c'était jamais agréable. Heureusement d'autres joueurs bienveillants nous donnaient aussi des armes rares de temps en temps. :D
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PSU, je n'y ai jamais joué en ligne, d'ailleurs je ne me souviens plus si c'était disponible sur la version européenne du jeu. C'est une espèce d'hybride, le gameplay et la patte graphique d'un PSO avec une histoire et des cut-scenes. Ce n'était pas aussi sympa que la saga originale, ni aussi riche, mais ça se laissait jouer. Je sais que j'ai fini le premier épisode, mais j'ai laissé tomber le deuxième, qui était pourtant plus agréable, avec plus de costumisation (au niveau des habits et de l'apparence générale) et de diversité dans les phases de jeu.
Je m'y remettrai un jour.
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Re: Les J-RPG

Message par GeronoHous »

Waouh, GG à toi, d'avoir fini ces montres du JV! Surtout les deux premiers!

Je suis sans doute un peu plus jeune que toi et j'avais découvert la série via le grand frère de mon meilleur ami qui jouait au deuxième à l'époque. On était fasciné avec mon pote et on le regardais joué pendant des heures. Je me rappelle également qu'une fois, il était parti et on avait joué en cachette, on ne savait pas du tout comment joué puisque l'on savait à peine lire et on lui avait pourri sa partie, on avait pris une sacré trempe de sa part quand il était rentré ^^

Du coup, j'avais essayé de me replonger dans ces jeux mais leur difficultés m'avait rebuté il y a quelques années. Je m'y tenterais peut être étant un peu à cours de J RPG d'époque auxquels jouer en ce moment. tu joue sur émulation ou tu as encore les vrais jeux?

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Strax
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Re: Les J-RPG

Message par Strax »

J'ai Phantasy Star I sur MS et Phantasy Star IV sur MD, le 2 c'est un très bon pote qui me le prêtait souvent à l'époque (années 90), et le 3 je n'ai pu y jouer qu'avec la sortie de la compilation Megadrive sur PS2 dans les années 2000 ! ^^
Mais pour ces parties récentes j'ai joué sur PS3 et PS4, avec les compilations Megadrive Ultimate Collection, histoire d'aller plus vite et de pas ressortir mes vieilles consoles pour deux épisodes sur quatre.

Oui les deux premiers sont vraiment difficiles et demandent beaucoup de temps et de volonté. Je te cache pas que j'ai à plusieurs reprises été tenté de balancer la manette de dépit. :sleep
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Re: Les J-RPG

Message par Resendes »


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Re: Les J-RPG

Message par GeronoHous »

Bon vous le savez je suis un énorme fan de FInal Fantasy et de nombreux indices nous amener à croire que cette nouvelle UNITE 3 nous préparait le nouveau Final Fantasy XVI, mais sincèrement, je ne m'attendais pas à le voir se dévoiler si tôt, ni qu'il semble si abouti au point de nous offrir une bande annonce de prêt de 4min.

J'ai donc regardé cette BA, plus d'une dizaine de fois maintenant et je suis passé par tous les stades, premièrement l'excitation, c'est un putain de nouveau Final Fantasy!! Enfin... Ca fait du bien! Je n'ai jamais vraiment considéré FFXV comme un FF à part entière au vu de son historique et depuis FFXIII finalement nous n'avions pas eu droit à un épisode canonique, qui n'était pas une suite (FFXIII-2, Lightning Returns même si ils étaient deux bons jeux), un MMORPG (avec tout le mal puis le bien qui se sont passé, même si je trouve que le jeu est impossible à prendre en main actuellement) ou un jeu hérité d'une vaste plaisanterie et dont il a fallu limiter les frais (j'adore FF versus XIII pour toujours même sans pouvoir savoir ce qu'il était une fois terminé #releasenomurafinalfantasyversusXIII et même si FFXV était pas mal, ca restait quand même un produit non terminé, mal produit, et dont tout le monde voulait se débarrasser).

Donc l'excitation, je kiffe, je suis en train de redécouvrir un de leur monde! Deuxième visionnage, la douleur à l'estomac... Bon ok, mais c'est un peu tristoune quand même, tiens ca me fait penser à The Witcher 3 quand même, ou GoT, les textures sont ternes, la DA me rappelle furieusement celle de FFXIV (même visage, même animation,...), je commence à être inquiet.

Troisième visionnage, et du coup ca me raconte quoi? Je vois pas mal de personnage, et je me rend compte que le jeune et le moins jeune sont la même personne. Aie, il sont déjà fait le coup avec FFXV, ca avait pas trop marché, mais là je me rend compte que l'histoire va sans doute être raconté sur plusieurs années et ca m'intrigue tout à coup! Et si chez SE, ils avaient l'ambition de nous raconter une l'histoire sur l'ensemble de la vie du personnage? Ca serait vraiment bon comme idée, et puis ca collerait avec le reste de la BA, où le jeune accumule des pouvoirs jusqu'à devenir inarrêtable, un eu comme Sin dans FFX mais en regroupant l'histoire de Jecht et de Tidus en un seul jeu.

Quatrième visionnage, la hype est remontée, mais les graphismes font vraiment pas next gen... Je trouve ca assez pauvre et pourtant, quelque chose me fascine dans ce monde, le retour à un monde plus "médiéval", on sent le poids écrasant des responsabilités, libérer par le pouvoir de ces Primordiaux que l'on nous présente (Primordiaux comme dans FFXIV.... Sachant que c'est le même producteur c'est compréhensible mais bon ils se sont pas cassé la tête quand même)

Je vais m'arrêter là et attendre plus d'informations, j'espère que les producteurs reverront un poil leur copie pour nous offrir un peu plus de "fantasy".

Mais ca fait plaisir de revoir un FF!

Points positifs:
+ un FF canonique, enfin pensé comme tel
+ un monde fascinant et intriguant
+ quelques chara-design intéressants
+ histoire bien amenée et si temporalité vraiment intrigante
+ scénario semble assez profond
+ quelques textures vraiment impressionnantes

Points négatifs:
- une direction artistique trop proche de FFXIV
- fait furieusement pensé à TW3 et GoT (perso je commence à en avoir ma soupe)
- encore un A-RPG mais a mon avis on part vers ce type de gameplay dorénavant
- apparemment, on ne pourra maitriser qu'un seul personnage (et c'est nul si c'est le cas)
- des textures indignes de la PS5
- rendez nous un peu de fantasy svp (parce que les mondes qui ressemble au notre, il suffit d'ouvrir la fenêtre)

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Resendes
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Re: Les J-RPG

Message par Resendes »

Final Fantasy VII Remake Part 1
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(Sans spoiler)

Moi et les JRPG cela fait 2 et encore plus lorsqu'il s'agit de Final Fantasy. Alors certes plus le temps passe plus je m'ouvre à différents genre, j'ai notamment fait Lost Odyssey que j'avais énormément aimé même si assez long mais à côté je n'ai pas apprécié les poncifs RPG de la série Yakuza dans Judgement et je n'ai encore moins aimé FFXV mais plus à cause d'un manque d'accroche (malgré une BO et des visuels au niveau) et ce gameplay bordélique et trop léger (comme ME Andromeda d'ailleurs) et du coup jamais il me serait venu à l'esprit de jouer à FF7 ou de m'intéresser au remake lors de son annonce sauf que :

- VF présente
- Système de combat plus intéréssant que FFXV
- Nombreux excellents retours malgré les changements
- C'était beau

Bref pour 30€ j'avais trouvé le jeu neuf et j'avais fais les deux premières heures de jeu sans aller plus loin car j'avais la flemme (c'est ça qui m'a poussé à repousser The Last of Us 2 d'ailleurs) et je voulais pas me forcer et gâcher mon plaisir car les deux premières heures étaient franchement sympa et finalement c'est ce que je retiendrais de ce FF7R : C'était franchement très cool malgré de gros défauts.

Déjà côté positif : Visuellement c'est ultra réussit notamment en cinématique (la modélisation jusqu'au grain de peau), la mise en scène est INCROYABLE (le final une claque niveau épique) et la narration permet d'approfondir les personnages et d'être très moderne tout en gardant le lien avec l'épisode d'origine et sans dénaturer ce qu'il est : Un RPG Japonnais. Le système de combat entre action et stratégie est franchement jouissif et clairement c'est mon système de combat préféré dans un JRPG jusqu'à présent. L'histoire (le point le plus important) est intéressante même si ça part un peu en cacahuète sur la fin en complexifiant la chose inutilement mais je suis chaud pour le 2 d'autant plus que chaque personnage est intéréssant et chaque personnage féminin principal est un crush à lui tout seul ! Les combats de boss ne sont pas mémorable mais par contre il y a bien 2-3 boss (notamment lors de duel en 1 vs 1 contre un humain) qui sont géniaux niveau plaisir et mise en scène. Le casting vocal français est vraiment au niveau, il y a un réel travail à ce niveau digne des plus grand et les musiques sont somptueuses.

Côté négatif : PUTAIN QUE C'EST LONG ! Beaucoup, mais BEAUCOUP trop de durée de vie rallongée de manière artificielle avec le summum de "Il faut revenir en arrière pour prévenir Cloud que j'ai ouvert la porte qui est à 5m de lui", de nombreux allers-retours inutiles qui pourraient se plier en cinématique et des passages en mode "Plaçons 50 combats, des plateformes et mange toi 3 heures dans ta face pour avancer le scénario" et c'est surtout lent aussi parce que autant le gameplay en combat est jouissif autant niveau plateforme c'est un étron puant piégé dans les années 2000 ... Cloud met littéralement 30 ans à passer sous une table, à passer entre deux rochers ou encore à passer une plateforme aérienne (le passage avec Tifa vers la fin .. OMG) demande une patience digne du joueur du grenier .. Clairement j'espère que Square va retravailler cette partie ou la supprimer car ce n'est pas possible. Je veux bien que ce ne soit pas TLOU2 mais un minimum d'agilité merde t'es un combattant, un ancien soldat pas la vieille dans Watch Dogs 3 .. Encore qu'elle reste plus agile et moins lente que Cloud pour passer un élément du décors.

Bref FF 7R Part 2 je suis chaud mais faudra voir à corriger les défauts car sans ça on serait sur un des jeux de l'année (bon il le serait sans TLOU2 <3)

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Resendes
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Re: Les J-RPG

Message par Resendes »


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