[Dynamite] James Bond 007

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Sasahara
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Re: [Dynamite] James Bond 007

Message par Sasahara »

Nouvel album début novembre chez Delcourt:

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Une histoire récente (2018) signée Alex Kot et Luca Casalanguida chez Dynamite, et qui précède "Agent of Spectre"- qui viendra sans doute aussi en VF un jour...

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Jason Todd
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Re: [Dynamite] James Bond 007

Message par Jason Todd »

Pas suivi le rythme de parution de Delcourt, mais je suppose que c'est The Body, à la vue de l'équipe créative. Dans mes souvenirs le concept était curieux, mais l'exécution était assez laborieuse et, finalement, assez peu intéressant.
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Sasahara
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Re: [Dynamite] James Bond 007

Message par Sasahara »

Jason Todd a écrit :
23 sept. 2021 19:26
Pas suivi le rythme de parution de Delcourt, mais je suppose que c'est The Body, à la vue de l'équipe créative. Dans mes souvenirs le concept était curieux, mais l'exécution était assez laborieuse et, finalement, assez peu intéressant.
Aouch ! Tu brises mon élan d'enthousiasme tout d'un coup! Merci quand même pour ce retour, qui ne m'empêchera pas forcément de craquer! Dommage que pour la sortie du film ils n'aient que cela à sortir, mais bon, depuis le temps qu'on attendait un tome 6!

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Jason Todd
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Re: [Dynamite] James Bond 007

Message par Jason Todd »

Sasahara a écrit :
24 sept. 2021 12:45
Jason Todd a écrit :
23 sept. 2021 19:26
Pas suivi le rythme de parution de Delcourt, mais je suppose que c'est The Body, à la vue de l'équipe créative. Dans mes souvenirs le concept était curieux, mais l'exécution était assez laborieuse et, finalement, assez peu intéressant.
Aouch ! Tu brises mon élan d'enthousiasme tout d'un coup! Merci quand même pour ce retour, qui ne m'empêchera pas forcément de craquer! Dommage que pour la sortie du film ils n'aient que cela à sortir, mais bon, depuis le temps qu'on attendait un tome 6!
Dommage pour toi que Delcourt n'ait pas décidé de rompre l'ordre de parution VO et de passer directement à Agent of SPECTRE qui, à mon avis, était bien plus satisfaisant que The Body et aurait bien mieux fonctionné comme lecture complémentaire à No Time to Die.
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Jason Todd
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Re: [Dynamite] James Bond 007

Message par Jason Todd »

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Lu Himeros #1 et c'était, au moins d'un point de vue narratif, très réussi !

L'une des premières choses à souligner est le fait que je n'ai aucun mal à imaginer ce récit sous la plume de Ian Fleming, tout en paradoxalement faisant référence à une actualité très contemporaine ; cette double-dynamique, a priori contradictoire, est l'un des grands points forts de ce premier numéro qui, par son rythme, son enchainement de séquences, mais aussi ses enjeux, rappelle les nouvelles de Fleming ("For Your Eyes Only" et "Risico" en tête) : ça va droit au but, tout en étant un concentré de tous les ingrédients du cocktail de la franchise. Simultanément, ce récit est un miroir de notre actualité puisqu'il ne s'agit ni plus ni moins, et de façon à peine masquée, qu'une relecture fictionelle de l'affaire Epstein, reprenant les personnages clefs de l'affaire pour les transformer. C'est bien joué. Enfin, cette introduction, plus que cela n'avait jamais été le cas pour les précédents titres Dynamite, rappelle l'ère Dalton : en effet, on a là un début qui pourrait rappeler le canon littéraire originel, utilisé comme point de départ pour construire une intrigue plus vaste (cf l'ouverture de The Living Daylights qui adapte très fidèlement une nouvelle de Fleming pour bâtir ensuite sa propre histoire). D'autant que l'ambiance réaliste, tant par ses renvois à l'actualité que ses méchants, n'est pas sans rappeler Licence to Kill.

L'écriture de Rodney Barnes est donc la grande qualité de ce numéro : alors que celui-ci ne contient que vingt-deux pages de récit (en excluant donc la page de garde et celle de preview à la fin), le scénario parvient à concocter un ensemble extrêmement efficace, avec énormément d'informations, sans jamais que le tout semble surcharger de textes, et sans jamais faire cela au détriment de l'action. C'est notable car, généralement, les titres 007 souffrent de trop être portés sur l'exposition pour leur premier numéro avant de ne plus se laisser aller qu'à l'action pour les suivants ; ici, Barnes parvient à réaliser et réussir un exercice d'équilibre : le briefing de Bond est succinct mais suffisant, faisant suite à une accroche et laissant une bonne place à une scène musclée, tout en révélant beaucoup de backstory. À voir comment l'auteur continuera, mais c'est très agréable ici. L'autre qualité est comment Barnes parvient à se servir de l'actualité, la laissant reconnaissable, tout en la fondant bien dans le moule bondesque. Soyons honnêtes, il est impossible d'imaginer Roger Moore dans une telle aventure, mais Timothy Dalton ou Daniel Craig auraient pu se substituer au Bond dessiné sans problème. Là où je suis cependant hésitant, c'est concernant le personnage féminin, Sarah Richmond. Au même titre que Richard Wilhelm est Jeffrey Epstein, Sarah Richmond est Ghislaine Maxwell*. Certes, Richmond est beaucoup moins impliquée que ne l'était Maxwell dans les affaires de son amant, il n'empêche qu'elle a couvert ses agissements ; si l'idée d'avoir une Bond Girl ambigüe voire criminelle est bonne, le concept est poussé tellement loin ici qu'il dérange, compte tenu de la nature des crimes : Barnes souhaite-t-il que le lecteur ait de l'empathie pour un tel personnage ?, pense-t-il qu'elle puisse avoir une rédemption et que le lectorat l'acceptera ? À ce stade du récit, ce ne sont que des questions et il est trop tôt pour porter un jugement moral, mais celui-ci interviendra un moment ou un autre. Il n'empêche que cet aspect dérangeant peut être intéressant et qu'il faut une certaine audace pour l'essayer.

En ce qui concerne l'aspect graphique, c'est là que je serai le plus mesuré, même si on peut se consoler avec la très belle couverture de Francesco Francavilla : le trait d'Antonio Fuso est très proche de Jock et, s'il correspond à l'ambiance générale terre à terre du récit, ce n'est pas forcément ma tasse de thé. Ainsi les visages sont très anguleux et souvent volontairement peu travaillés, ce qui peut plaire à certains, mais, personnellement, pour quelque chose d'aussi cinématographique que Bond, j'aurais apprécié quelque chose de plus fin. C'est vraiment gênant au fil des premières pages qui se déroulent en prison et qui, faute de décoré détaillé environnant, soulignent cela. À partir du moment où l'histoire se déplace en Floride, il y a plus de choses à se mettre sous la dent et le dessin devient davantage plaisant. J'aurais souhaité un retour de Jason Masters, illustrateur des titres de Warren Ellis, qui aurait été très pertinent ici. L'autre chose que je reproche à Fuso c'est de ne pas avoir d'identité visuelle propre aux antagonistes (Anton Banes le marchand d'armes, Kino l'assassin). Peut-être la faute est-elle partagée avec Rodney Barnes mais c'est franchement un manque : autant Fleming pouvait, contrairement à certains films qui ont adapté ses créations, avoir un goût pour des enjeux relativement crédibles, autant il les accompagnait toujours de méchants hauts en couleurs et flamboyants, donnant une saveur particulière à ses aventures et tranchant avec les autres récits d'espionnage ; même les films avec Timothy Dalton avaient compris ça, surtout le second. Anton Banes n'a aucune caractéristique particulière tandis que Kino est franchement un monsieur tout le monde. S'il est trop tôt pour les juger du point de vue de l'écriture, force est de constater qu'ils n'ont aucune présence graphique et passent inaperçus. Vraiment dommage.


*Fun fact : Ghislaine Maxwell est la fille de Robert Maxwell qui, avec Rupert Murdoch, a servi d'inspiration au méchant de Tomorrow Never Dies, Elliot Carver.
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Resendes
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Re: [Dynamite] James Bond 007

Message par Resendes »

Merci pour la riviou qui est plutôt intéressante si tout ceci continue dans cette direction. J'ai été voir les dessins, il y a du bons et du moins bon, mais j'aime bien la colo. Ceci étant dit il faut que je rattrape les autres tomes même si ce n'est pas nécessaire niveau continuité.

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Jason Todd
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Re: [Dynamite] James Bond 007

Message par Jason Todd »

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Lu le #2 et encore une fois c'est un très bon cru !

Rodney Barnes a définitivement une vision très précise de ce qu'il entend construire, et cela se ressent dans la structure du récit : après un premier numéro équilibré entre exposition et action, ne sacrifiant aucun des deux, le scénariste plonge les deux pieds dans le plat de la seconde catégorie, tout en distillant des informations donnant de la profondeur au récit, sans jamais ralentir le rythme. Là où j'ai quelques inquiétudes, c'est que, pour le moment, Dynamite n'a annoncé que quatre numéros au total, ce qui voudrait dire qu'on est déjà à la moitié de l'intrigue. J'espère que ce n'est pas le cas et qu'un cinquième chapitre viendra quelque peu rallonger le tout qui, autrement, risque d'être conclu dans la précipitation.

En ce qui concerne les craintes du mois dernier, Barnes en répond à une principale : quelle position adoptée à l'égard du personnage féminin ? Il tranche par la bouche de Bond, sans ambiguïté, et c'est très intéressant (ce dialogue faisant parti des informations donnant de la profondeur distillées, voir ci-dessous). Là où il n'y a en revanche aucune amélioration, c'est au niveau des méchants. Banes la tête pensante est absente, tandis que Kino est toujours aussi invisible. Je suppose que l'idée est de le représenter comme un personnage de film d'horreur, mais ça ne passe pas et il demeure inconséquent. De fait, Bond et Richmond sont bien développés, mais font face à des adversaires superficiels au possible. Dommage. J'ai encore du mal avec le dessin, très Jock-esque, mais on s'y habitue. Antonio Fuso donne un dynamisme par son trait, et ça passe crème.

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