[UC : DC Nemesis] Les Archives de la Suicide Squad

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Sasahara
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Re: [UC : DC Nemesis] Les Archives de la Suicide Squad

Message par Sasahara »

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Mêmes impressions que mon voisin du dessus (enfin, de la page précédente!), qui a très bien listé les qualités de ce troisième album dont la lecture s'impose, et dont la collection devrait s'étoffer! Je trouve le format idéal: albums épais mais de petit format, plus maniables et moins lourds que les grands du genre JLI ou New Teen Titans, mais hélas il y en a peu chez Urban

J'ajoute quand même que cette fois le plaisir visuel est un peu moindre, le dessin ayant globalement évolué vers un style bien moins classique et plus "années 90" ! Même le trait de Luke McDonnell se fait chichiteux et extraverti à la manière qu Sienkiewicz des New Mutants, ce que je déplore pour ma part car son trait simple et épuré était un des grands plaisirs des premiers tomes.

Enfin pour ma part j'ai été frappé par le fait que Poison Ivy occupait dans la série quasiment même place qu'Harley Quinn aujourd'hui, celle de l'électron libre toujours insaisissable, imprévisible, vénale (n'hésitant pas à convoler avec les pires dictateurs d'Amérique du Sud entre deux missions...) sauf qu'elle au moins a de réels pouvoirs, du moins des compétences scientifiques souvent utiles aux missions de la Squad, alors qu'Harley je cherche toujours... En tous cas de plus en plus, la Suicide Squad semble devenir le véritable foyer des personnages malgré tous les risques et leur chef qui est une vraie peau de vache, ils en redemandent ! (voir l'épisode sur Harkness et sa vie bien pourrie, pour qui la Squad est la seule vraie famille en fait)

Plaisir aussi de voir que 40 ans avant le wokisme voici un exemple parfait d'une série qui donne la part belle à des héros afro-américains variés, complexes et passionnants (Amanda Waller bien sûr mais aussi Vixen, Bronze Tiger, et pas mal de vilains aussi!) Et ce alors même que les auteurs sont tous blancs, pour moi ils battent les doigts dans le nez et sur leur propre terrain la majorité des scénaristes SJW qui plastronnent aujourd'hui dans les médias, et ce grâce à leur capacité à bien animer ces personnages, sans sermonner le lecteur au lieu de le divertir: ça s'appelle le talent, tout simplement!

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